URGENT-RDC : Le Collectif des Sociétés Civiles Actives au Congo (CSCA-C) dénonce un présumé détournement des fonds de l’EXETAT 2026 et exige l’implication de Judith Suminwa pour le paiement immédiat des intervenants au Nord et au Sud-Kivu

Le Collectif des Sociétés Civiles Actives au Congo (CSCA-C) tire la sonnette d’alarme sur un présumé détournement des fonds destinés au paiement des intervenants aux épreuves certificatives de l’édition 2026 dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Dans un communiqué de presse publié ce lundi 13 juillet 2026, cette structure citoyenne fait part de sa profonde inquiétude face au non-décaissement des fonds destinés à rémunérer les surveillants, correcteurs, chefs de centres, inspecteurs et autres agents ayant participé à l’organisation du TENAFEP, de l’ENEP et de l’EXETAT.

Selon le CSCA-C, alors que toutes les opérations liées aux épreuves certificatives sont déjà achevées sur le terrain, les intervenants restent dans l’incertitude quant au paiement de leurs prestations. Le collectif va plus loin en dénonçant ce qu’il considère comme une tentative de masquer un éventuel détournement des fonds alloués à l’édition 2026.

« Alors que les activités sont terminées sur le terrain, les surveillants, correcteurs, chefs de centres et autres agents commis à l’organisation du TENAFEP, de l’ENEP et de l’EXETAT restent sans aucune assurance quant au paiement de leurs prestations 2026. Étant victimes du retard de paiement des activités 2025, le Ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, à travers son Inspecteur général, tente de dribbler la carte en payant le reste des frais de l’année passée (2025) sur les épreuves de 2026 afin de préparer un détournement des fonds des activités de 2026 », affirme le communiqué.

Le CSCA-C rappelle que la réussite des prochaines épreuves certificatives dépend largement de la motivation des acteurs de terrain. Il souligne également que les retards de paiement enregistrés les années précédentes ont déjà provoqué des frustrations et des mouvements de contestation parmi les enseignants et les intervenants.

Le collectif estime par ailleurs que le contexte sécuritaire et humanitaire particulièrement difficile dans l’Est de la RDC impose au Gouvernement d’accorder une attention particulière aux enseignants et aux agents éducatifs qui continuent d’assurer la continuité des activités scolaires malgré les nombreuses contraintes.

Face à cette situation, le CSCA-C interpelle le Gouvernement central ainsi que le ministère des Finances afin qu’ils procèdent, dans les meilleurs délais, au décaissement des fonds destinés au paiement des intervenants. Le collectif demande également l’implication personnelle de la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, afin qu’elle diligente un suivi rigoureux de ce dossier, identifie les éventuels blocages administratifs ou financiers et veille au paiement immédiat des frais dus aux intervenants des épreuves certificatives dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Selon le CSCA-C, l’intervention de la Cheffe du Gouvernement est indispensable pour garantir la transparence dans la gestion de ces fonds et préserver la confiance des acteurs du secteur éducatif.

L’organisation invite également le ministère de l’Éducation nationale à intensifier son plaidoyer auprès du Gouvernement et appelle les autorités provinciales du Nord-Kivu et du Sud-Kivu à s’impliquer activement afin de prévenir toute perturbation de la prochaine année scolaire.

Enfin, le Collectif des Sociétés Civiles Actives au Congo réaffirme son engagement en faveur d’une éducation gratuite et de qualité pour tous les enfants congolais, tout en mettant en garde contre toute défaillance administrative susceptible de compromettre l’avenir de milliers d’élèves.

Cellule de Communication du CSCA-C Kinshasa

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