À l’occasion de la messe de requiem organisée ce 29 novembre 2025 en mémoire des victimes des violences qui endeuillent l’Est de la République démocratique du Congo, l’activiste des droits humains Oline Balume a porté avec force la voix des survivants, appelant les autorités congolaises et la communauté internationale à placer les victimes au cœur de toutes les initiatives de paix.
La cérémonie s’est déroulée à Kinshasa, en présence de plusieurs personnalités, dont le ministre des Droits humains, des acteurs politiques, des responsables religieux et des représentants de la société civile, se sont associées à cet hommage en mémoire des milliers de Congolais tués par les conflits armés.
Prenant la parole devant l’assemblée, Oline Balume, Secrétaire exécutive du Collectif des Victimes de l’Agression Rwandaise (CVAR), s’est exprimée au nom des victimes, rappelant que son engagement est guidé par la souffrance quotidienne des populations affectées.
Elle a dénoncé les massacres de civils dans plusieurs territoires de l’Est du pays, les incendies de villages, le recrutement forcé des jeunes, les violences sexuelles utilisées comme arme de guerre, le pillage des ressources naturelles, les assassinats ciblés ainsi que le remplacement illégal de certains chefs coutumiers.
« Notre dignité de peuple a été bafouée sur notre propre terre. Face à ce calvaire, notre devoir est de transformer notre douleur en une exigence de justice », a insisté Oline Balume.
Au-delà du constat, la défenseure des droits humains a formulé plusieurs recommandations qu’elle juge indispensables pour une paix durable.
Elle a d’abord appelé le Gouvernement congolais et la communauté internationale à œuvrer pour la fin immédiate de la guerre qui frappe les populations congolaises depuis plusieurs décennies.
« Nous demandons, avec la ferveur d’un peuple martyr, que cette guerre cesse immédiatement », a-t-elle déclaré.
Oline Balume a ensuite exhorté les autorités congolaises à ne plus marginaliser les victimes lors des négociations de paix.
« Nous demandons de manière impérative que le cri et la voix des victimes soient intégralement pris en compte dans tous les accords à venir, que ce soit à Doha, à Washington ou ailleurs », a plaidé l’activiste, estimant qu’aucun accord ne peut être durable sans l’implication de ceux qui ont subi les conséquences de la guerre.
À la communauté internationale, elle a réclamé une réparation intégrale en faveur des victimes, affirmant que la justice constitue le fondement de toute véritable réconciliation.
« La paix ne peut être construite sur l’oubli des crimes. C’est uniquement par la justice que nous bâtirons la réconciliation, tant en RDC qu’entre les peuples de la région des Grands Lacs », a-t-elle soutenu.
En clôturant son intervention, Oline Balume a lancé un message d’espoir, invitant les Congolais à rester unis face à l’adversité.
Par son intervention, Oline Balume a réaffirmé son rôle de porte-voix des victimes des conflits armés dans l’Est de la RDC, plaidant pour que leur souffrance soit reconnue, que leurs droits soient restaurés et que leur participation soit garantie dans toute démarche visant à construire une paix durable.
La rédaction